Pourquoi privilégier le rééquilibrage alimentaire pour maigrir à long terme

Rééquilibrage alimentaire et perte de poids durable : repas équilibré pour maigrir sur le long terme après une grossesse

Le bouton du manteau d'hiver a fermé sans que j'aie besoin de retenir mon souffle. Rien de spectaculaire, juste ce petit clic, mais c'est le genre de détail qui m'a convaincue que le rééquilibrage alimentaire vise une perte de poids durable, pas un chiffre qui redescend deux semaines avant de remonter plus haut.

On me demande souvent quelle méthode fait vraiment tenir dans le temps, et la réponse ne loge pas dans une promesse d'aller vite : c'est celle qui ne m'oblige pas à sortir de ma propre vie pour la suivre. Beaucoup de mamans en minceur post-grossesse cherchent encore LE programme minceur ultime, celui qui réglerait tout d'un coup après un accouchement, et je comprends l'attrait, j'ai cherché la même chose pendant des années.

Le mythe du programme minceur ultime

Beaucoup partent du principe qu'une méthode stricte et rapide vaut mieux qu'une méthode lente et progressive. Chaque régime éclair que j'ai suivi tenait tant que rien ne venait le bousculer, et puis un imprévu arrivait, une grippe, une période chargée au travail, et tout s'effondrait d'un coup, souvent pour reprendre plus que ce qui était parti.

Le corps n'est pas une calculatrice qu'on peut forcer à coups de volonté. Le métabolisme de base, ce mécanisme qu'on invoque à toutes les sauces sans vraiment savoir ce qu'il recouvre, réagit mal aux privations brutales, et je l'ai constaté sans avoir besoin d'un article scientifique pour me le confirmer : plus je mangeais peu longtemps, moins ça bougeait sur la durée. Ce n'est pas un manque de volonté, c'est juste une méthode qui ne pouvait pas tenir.

Huile d'olive et ingrédients frais, symboles d'une alimentation dense utile pour un rééquilibrage alimentaire et une perte de poids durable

Le rééquilibrage n'est pas un régime de plus

Il y a plusieurs grandes familles de méthodes minceur — le jeûne, le low carb, le comptage des calories, et le rééquilibrage — et aucune n'est fausse en soi, seulement plus ou moins compatible avec une vie de famille qui ne s'arrête jamais. J'ai testé le jeûne intermittent 16/8 pendant un moment, et ça s'écroulait à chaque rentrée scolaire : impossible de sauter le petit-déjeuner et d'imposer un repas costaud en fin de matinée à des enfants qui doivent être en classe dès huit heures, le ventre plein.

Une copine à moi cuisine des recettes végétaliennes pour toute sa famille, et ça lui va très bien — moi, avec mon emploi du temps, il me fallait quelque chose de plus souple, qui ne dépende ni d'un aliment interdit ni d'une fenêtre horaire stricte à respecter coûte que coûte.

Manger dense, pas juste manger moins

Le samedi matin, direction le Marché du Lez plutôt que le rayon des plats préparés. Ce qui a changé, ce n'est pas la quantité dans l'assiette, c'est ce qu'il y a dedans — une vraie tomate, une huile qui a du goût, plutôt que des produits industriels qui remplissent sans vraiment nourrir. Je ne compte plus rien, je regarde juste si le repas tient jusqu'au suivant, et c'est ce qui m'a poussée à trouver comment bien débuter un rééquilibrage alimentaire quand on manque de temps, en simplifiant plutôt qu'en ajoutant des règles supplémentaires.

Le sucre n'est pas l'ennemi, la dose est mal comprise

L'Organisation mondiale de la santé publie ses propres repères sur les sucres ajoutés, et n'importe qui peut aller les consulter au lieu de se fier à ce qui circule sur les réseaux. Ce que j'en retiens surtout dans mon quotidien, c'est que rien n'est vraiment interdit dans le rééquilibrage : un carré de chocolat noir après le dîner ne fait dérailler aucune semaine, alors qu'un mois entier sans sucre finissait toujours, chez moi, par une envie irrépressible en pleine nuit.

Comment savoir si une méthode va tenir dans le temps ?

Récemment, une amie me demandait quel programme minceur privilégier pour manger normalement en famille, sans se sentir mise à l'écart à table. Je lui ai répondu qu'avant de regarder les promesses d'un programme, il fallait regarder son propre agenda : est-ce que je peux suivre cette méthode un mardi soir de rentrée, fatiguée, pas seulement un dimanche calme où tout est sous contrôle ? Si la réponse est non, ce n'est pas la méthode qui est mauvaise, c'est juste qu'elle ne correspond pas à cette vie-là.

Certaines semaines, rien ne bouge, tout semble stagner sans raison apparente, et c'est souvent là que la plupart abandonnent en pensant que la méthode a échoué. Rien n'est cassé à ce moment-là, c'est un passage que traverse à peu près tout le monde qui change durablement sa façon de manger. En minceur post-grossesse en particulier, le corps met de toute façon plus de temps à répondre, et vouloir aller trop vite dans ces moments-là est souvent ce qui pousse à tout arrêter.

Le rééquilibrage alimentaire n'est pas le choix le plus spectaculaire, ni celui qui donne le résultat le plus rapide à montrer sur une photo. S'il y a une question à se poser avant de choisir une méthode, c'est celle-là : est-ce que je pourrai encore la suivre dans six mois, un mardi soir ordinaire, sans organisation particulière ni aliment interdit ? Si la réponse est non, la méthode ira sans doute plus vite, mais elle ne tiendra pas.