Comment garder sa motivation pour maigrir après plusieurs tentatives ratées

Comment garder sa motivation pour maigrir après plusieurs tentatives ratées : motivation minceur et perte de poids durable au quotidien

Il y a la motivation qui pousse à s'inscrire à un programme minceur un dimanche soir, la gorge nouée devant une photo qu'on n'aime pas, et il y a celle qui tient encore le mardi suivant, dans la queue de la boulangerie avec un enfant accroché à chaque jambe. Ce sont deux choses complètement différentes. Après plusieurs tentatives ratées, j'ai fini par comprendre que confondre les deux revient à se garantir un abandon avant la fin du mois. Ce témoignage ne va pas vous vendre une solution toute faite pour une perte de poids durable du jour au lendemain — il va comparer, sans grand discours, ce qui chez moi n'a jamais tenu plus de dix jours et ce qui, à force, a fini par rester, malgré un emploi du temps de maman qui ne laisse pas beaucoup de place à l'équilibre.

La motivation contre les automatismes : deux façons de tenir

La motivation, dans ma tête pendant des années, ressemblait à un carburant qu'il fallait retrouver chaque lundi matin. Une émotion, donc, avec tout ce que ça implique de mouvant : elle monte devant un chiffre qu'on n'aime pas sur la balance, elle redescend dès qu'un enfant tombe malade au pire moment possible. Un automatisme, lui, ne demande rien de particulier. Il tourne tout seul, à peu près comme se laver les dents le soir.

Sur le papier, la différence semble presque théorique. Dans une maison avec des enfants à habiller et un travail qui n'attend pas, elle change absolument tout — et c'est précisément ce que mes tentatives précédentes avaient ignoré.

Chaussures de marche prêtes près de la porte, symbole d'un automatisme minceur qui ne dépend d'aucune motivation

Pourquoi le jeûne intermittent n'a pas survécu à la rentrée scolaire

Le jeûne intermittent en 16/8 a été ma tentative la plus sérieuse côté motivation pure. Sur le papier, la logique se tenait : sauter le petit-déjeuner pour resserrer la fenêtre où l'on mange. Dans les faits, mes enfants prennent leur petit-déjeuner à sept heures et quart, et une mère qui ne mange rien devant deux bols de céréales qui débordent partout sur la table, ce n'est pas une mère particulièrement sereine. J'ai tenu une poignée de jours avant de craquer sur un bout de pain en cachette, debout devant le grille-pain, en me disant que ça ne comptait pas vraiment si personne ne me voyait.

Ce n'est pas que la méthode soit mauvaise en soi — d'autres s'en sortent très bien avec. Elle demandait juste un emploi du temps que je n'ai pas, celui d'une personne dont les repas ne dépendent de personne d'autre. Chez moi, le petit-déjeuner des enfants dicte le mien, que ça me plaise ou non.

Ce qui a fini par tenir, sans discipline de fer

Marcher, en revanche, n'a jamais réclamé de motivation particulière. Je n'ai pas décidé un jour de « me mettre au sport » — j'ai simplement commencé à descendre plus souvent jusqu'à la Place de la Comédie le samedi, poussette ou pas, plutôt que de sortir la voiture pour dix minutes de trajet. Aucun objectif chiffré à cocher chaque soir, aucune tenue spéciale à acheter.

La preuve que quelque chose avait changé, je ne l'ai pas trouvée sur une balance. Je l'ai sentie un matin dans les escaliers de la maternelle, le sac de sport de ma fille coincé sous un bras, en arrivant au premier palier sans avoir besoin de reprendre mon souffle. Ça a duré deux secondes et ça m'a marquée bien plus qu'un chiffre n'aurait pu le faire.

Une copine à moi tient depuis des années en cuisinant des recettes végétaliennes pour toute sa famille, un automatisme qui lui va comme un gant. Moi, avec des enfants capables de recracher un pois chiche à l'autre bout de la pièce, cette voie-là ne fonctionnerait tout simplement pas chez nous — ce qui ne dit rien de mauvais sur ma volonté, juste que son automatisme à elle ne se transpose pas au mien.

Carré de chocolat noir et fruits frais sur le plan de travail, illustration d'une perte de poids durable sans privation totale

Comparer sans se mentir : ce que chaque approche demande vraiment

La motivation pure promet une perte de poids rapide, et parfois elle tient sa promesse, deux ou trois semaines durant. Le vrai problème arrive le jour où la balance ne bouge plus alors qu'on n'a rien changé à ses efforts : ce plateau-là suffit à lui seul à décourager n'importe qui, et j'ai vu plus d'une tentative s'arrêter net à ce moment précis. L'automatisme, lui, ne promet rien de spectaculaire. Il n'empêche pas un morceau de gâteau de disparaître un soir de fatigue, sous le coup d'une faim qui n'a pas grand-chose à voir avec l'estomac — mais il n'exige pas non plus qu'on se punisse pour ça le lendemain, et cette gestion des écarts compte plus, sur la durée, que n'importe quelle perfection de départ.

Un gramme de lipides reste 9 kcal, qu'on suive un programme strict ou qu'on marche jusqu'à la Place de la Comédie un dimanche : sur ce point-là, aucune méthode ne triche avec la biologie. Ce qui change, c'est le rapport qu'on entretient avec le chiffre. Pendant des années, j'ai été obsédée par mon Indice de Masse Corporelle, comme si ce sigle suffisait à résumer qui j'étais un mardi matin fatigué.

Côté sport, je n'ai pas retenu grand-chose de la première année après ma grossesse — ce n'est pas un hasard si je racontais déjà ailleurs sur ce site pourquoi je n'arrivais pas à perdre mes kilos de grossesse avant. L'activité physique intense n'a jamais été le levier qui a fait la différence chez moi. La marche du quotidien, si.

Faut-il changer de méthode ou changer d'automatisme ?

Si l'énergie et l'envie sont encore là pour se lancer dans quelque chose d'exigeant, un programme structuré ou un rééquilibrage strict, et que l'emploi du temps le permet vraiment, ça vaut le coup d'essayer : la motivation du début suffit largement à démarrer ce genre de méthode, et pour certaines personnes, elle tient bel et bien. Si en revanche plusieurs tentatives se sont déjà soldées par un abandon, si chaque nouvelle méthode se termine devant le placard à biscuits avec une pointe de honte, le bon choix n'est probablement pas une méthode de plus. C'est un automatisme minuscule, presque ridicule de simplicité, greffé sur une habitude qui existe déjà — un trajet à pied, un détour par la Place de la Comédie, peu importe lequel, du moment qu'il ne dépend d'aucune motivation à retrouver chaque matin.

La peur de la privation a fait capoter plus d'une de mes tentatives avant même le premier jour, alors qu'il existait d'autres pistes : on peut très bien maigrir en mangeant du chocolat grâce à une méthode sans privation, sans rayer une liste entière d'aliments interdits sur la porte du frigo.

Pour celles qui veulent comparer plus largement avant de choisir, ce comparatif des meilleurs programmes minceur pour les femmes actives détaille plusieurs pistes selon le temps réellement disponible dans la semaine — mieux vaut choisir en fonction de son propre agenda que du programme le plus vanté du moment.

Et si aucun automatisme ne s'est encore imposé chez vous, ce n'est peut-être pas votre motivation qui pose problème. C'est peut-être juste que la bonne accroche, la toute petite, n'a pas encore été trouvée.